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Points d’appui théoriques de la collection "Habiletés Clés"

Les concepts théoriques sur lesquels nous nous appuyons relèvent certes d’une perspective cognitiviste et constructiviste de l’apprentissage mais supposent aussi de faire un petit marché conceptuel du côte du modèle dit allostérique, ainsi que sur le terrain de la pédagogie émotionnelle.

La Médiation : un accompagnement efficace.

Bien entendu, le concept de médiation soutient le dispositif didactique proposé pour développer les "Habiletés Clés". constitue un des préalables théoriques, qui, grâce aux apports successifs de Vygotski, Bruner et Feuerstein, fonde l’influence des interactions sociales, de |‘échange sociocognitif » (le fameux conflit sociocognitif... sans nécessité de conflit » dans notre pratique), de la zone proximale de développement et de la métacognition, comme facteurs décisifs pour permettre le développement cognitif des personnes et faciliter les apprentissages.

Le rôle du médiateur est vraiment d’optimiser l’acte d’apprendre, il peut aider les apprenants à conscientiser les habiletés cognitives qu’ils utilisent notamment, pour traiter les situations-problèmes, et de manière générale, apporter une aide pour faire face aux difficultes qui se présentent.Il peut pratiquer une sorte de compagnonnage cognitif » pour permettre des progrès, des réussites.

Des suggestions pour soutenir l’activité de médiation sont proposées dans Ie livret du formateur fourni avec les situations-problèmes.

La Métacognition ou comment gagner en efficience :

L’activité métacognitive est appréhendée ici comme essentielle pour l’apprenant. Elle part de l’hypothèse qu’en « se regardant faire et penser », on accède à la connaissance et à Ia prise de conscience de ses propres activités cognitives, on peut repérer celles qui sont les plus efficientes, et de ce fait, on doit pouvoir améliorer sa façon de traiter l’information, de traiter des problèmes. Hypothèse largement validée aujourd’hui I’apprendre, apprendre à penser, apprendre à apprendre, nécessite d’acquérir, d’une part, des métaconnaissances : les connaissances ou représentations qu’une personne peut avoir sur sa propre manière de fonctionner, d’autre part, des habiletés cognitives : des aides, des mécanismes de régulation, des moyens concrets pour agir sur l’activité cognitive.

Pour évoquer particulièrement l’activité logique, les raisonnements, l’outil PILOTE MÉTHODE du tableau de bord un moyen concret d’agir sur les activités cognitives en ce qu’il suscite et pilote » les efforts d’explicitation, d’anticipation, et de décentration.

Dans toute activité où l’on cherche à mobiliser et utiliser efficacement un ensemble de ressources cognitives (un apprentissage, une activité professionnelle...) la métacognition est véritablement une démarche constructive pour gagner en efficience.

En ce sens, nous sommes portés à considérer qu’elle a une fonction essentielle. Références Flavell et R.Feuerstein

Les apports du modèle allostérique

Ce modèle développé et promu par Giordan et De Vecchi devrait interpeller tout ceux que la pédagogie concerne, même s’il est orienté au départ sur la question de l’acquisition de concepts scientifiques. Cherchant à expliciter les mécanismes de la pensée qui élabore du savoir , et identifiant les limites des modèles préexistants, 3 aspects fondamentaux se dégagent de leurs recherches et prennent une place dans la démarche habiletés clés.

- Les représentations des apprenants comme autant de pensées possiblement bloquantes pour l’apprentissage et qu’il faudra faire évoluer.

- L’importance de l’environnement didactique proposé, notamment la possibilité d’être face à des situations variées pour tester des stratégies cognitives, se tromper, surmonter les difficultés et construire progressivement des stratégies plus efficaces (d’où l’orientation vers la construction de situations-problèmes)

- L’imbrication des dimensions cognitive, métacognitive et émotionnelle.

Les émotions, un rapport de causalité avec l’activité cognitive.

Apprendre, faire des efforts intellectuels, développer une activité métacognitive, sont respectivement des actes exigeants. A ce titre, aucun n’est séparable de l’affectivité, des émotions, de la motivation qui peut en découler. Mais de quelle nature sont les rapports cognitif/affectif ?

De nombreuses recherches (relatées dans I’ouvrage de D et M Chabot -La pédagogie émotionnelle) convergent pour établir un rapport de causalité entre les ressentis et les activités cognitives. :

- Les émotions impactent les mécanismes de perception, d’attention, de mémorisation, la capacité de jugement et les comportements.

Construire des hypothèses, organiser, chercher` décider, vérifier, se tromper... sont des activités qui génèrent des émotions (doit-on dire souvent désagréables ; ces
émotions, en retour, vont faciliter ou perturber l’activité cognitive.

Grâce à ces éclairages, nous avons choisi de prendre 2 positions pédagogiques :

1. La mise en place d’une relation formateur apprenant où l’empathie l’emporte ; autrement dit, la prise en compte de la dimension émotionnelle dans l’intervention pédagogique, avec comme objectif de rendre la pensée plus efficiente.

2. Pour l’apprenant, aborder la compréhension de ses ressentis et de leurs impacts comme une métaconnaissance, la développer comme une habileté à part entière.

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